06.02.2008

Jalousie meurtrière : présentation

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Jalousie meurtrière est un roman à suspens riche en rebondissements qui tiendra le lecteur en haleine jusqu'à la dernière page. L'héroïne attire la sympathie par sa sensibilité et sa finesse d'esprit. Symbole de la femme au foyer, elle devient rapidement une femme hors du commun qui doit se battre pour échapper à la mort.
Par ce roman, l'auteur veut démontrer que la vie possède des trésors cachés que chacun est capable de découvrir à force de lutte et d'acharnement, trésors qui donnent une ouverture sur un monde meilleur.

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Résumé :

Quand Alva perd l'homme de sa vie dans un tragique accident de voiture, elle est convaincue qu'elle ne connaîtra plus jamais la joie et la sérénité. Sa rencontre inopinée avec Tom Glover, un homme charmant de 33 ans, lui permet d'oublier son passé douloureux et de fonder une famille dans une petite ville paisible.
Mais ce bonheur si fragile éclate quand Tom devient la cible d’un tueur. En parallèle, le FBI se met aussi à sa recherche, mais pourquoi ? Que cache Tom ? Alva va alors découvrir une facette de son mari qu’elle ignorait…
Commence alors une folle course poursuite pour Alva et ses trois filles qui sont désormais en danger de mort. Réussiront-elles à surmonter les terribles épreuves qui les attendent et à sortir indemnes de cette sordide histoire ?

Extrait du chapitre 4

MacDonald, un rictus de satisfaction aux commissures des lèvres, se hâta de rejoindre le lieu stratégique au second étage du centre commercial, bousculant au passage la foule qui s'agglutinait devant les vitrines décorées des magasins et disparut subitement, sans que personne ne remarquât son absence, derrière d'immenses plantes vertes ornant le rebord de la balustrade qui traversait l'étage d'un bout à l'autre. D'où il se tenait, il avait une vue imprenable sur l'ensemble du premier étage. Il balaya l'étage d'un regard circulaire et celui-ci se posa sur une terrasse de café où Tom avait pris place.
Je ne pouvais pas espérer mieux ! se dit-il en constatant que la vue était dégagée. Il n'aurait aucun mal à atteindre sa cible. Il jeta un dernier coup d'oeil derrière lui pour s'assurer qu'il était à l'abri des regards indiscrets, repéra les cages d'ascenseurs situées à quelques mètres de son repère et se prépara à agir.
Tandis que Richard mettait les derniers détails au point, Tom dégustait un verre de cognac. En temps ordinaire, il se serait contenté d'une simple tasse de café mais il était sur les nerfs depuis quelques jours, ne supportant plus cette agitation autour de lui liée à l'approche de Noël, une fête qu'il ne vénérait absolument pas.
Enfant, il n'avait pas connu les joies que peuvent procurer les fêtes de fin d'année. Sa mère avait banni ce mot de son vocabulaire du jour au lendemain alors qu'il avait tout juste cinq ans. Tom n'en avait jamais connu la véritable raison jusqu'à son quinzième anniversaire lorsqu'il tomba inopinément sur une conversation entre sa mère et sa grand-mère. Il apprit à cette occasion que son père l'avait frappée sans merci l'avant-veille de Noël car elle refusait de lui donner l'argent qu'elle avait mis de côté pour acheter des cadeaux aux enfants pour les fêtes de Noël. Il lui avait répondu que ces fêtes de fin d'année n'étaient que pures foutaises et lui interdit à ce jour de célébrer le jour de la nativité dans sa maison. Il avait menacé sa mère de la mettre à la rue sans un sou et surtout sans ses enfants. Elle avait pris ses menaces au sérieux et s'était donc résolue à rayer Noël du registre des fêtes. Quand Tom avait compris les motivations de sa mère, il s'était juré de la venger de son père, ce qu'il fit quelques mois plus tard.
Richard briqua son arme minutieusement comme s'il s'agissait d'un trophée puis glissa une à une les munitions dans le fusil et fut fin prêt à tirer sur sa cible, moment privilégié qu'il attendait depuis des années. Il s'accouda à la rambarde camouflée par les plantes vertes, glissa son oeil derrière le viseur et chargea le fusil. Il pointa le canon en direction de Tom, appuya sur la gâchette et le coup partit.

Tom, le verre de cognac en main se sentit défaillir sans comprendre ce qu'il lui arrivait. Un voile diaphane s'abattit devant ses yeux, il eut l'impression de sentir une distorsion des sens. Le brouhaha régnant devint de moins en moins perceptible et ce fut le trou noir.
Le serveur passant près de lui pour aller servir la table voisine, lâcha son plateau qui se renversa sur les genoux d'une cliente et se précipita sur le corps de Tom gisant au sol. A la vue de l'homme inconscient, les gens affluaient de tous les côtés. Un homme d'une trentaine d'années se fraya un chemin parmi la foule et cria à tue-tête je suis médecin, laissez-moi passer !. Les gens s'écartèrent du corps et le jeune médecin put lui tâter le pouls.
- Il est grièvement blessé ! fit remarquer le médecin. On lui a logé une balle dans la poitrine.
Un cri de stupéfaction se fit entendre dans les foules. Certains poussèrent des hurlements de frayeur, d'autres cherchèrent en vain parmi la foule celui qui aurait pu commettre un tel acte.
- Il respire encore ! s'exclama-t-il. Mais sa tension et son pouls sont faibles. Il faut l'emmener sans perdre de temps aux urgences ! Appelez une ambulance !
Personne ne remarqua la silhouette qui prenait l'ascenseur au deuxième étage, un sac de sport étrange et volumineux à l'épaule.
Le gérant du café composa le numéro des urgences et un quart d'heure plus tard, des hommes en tenue blanche arrivaient au pas de course avec un brancard. Ils glissèrent délicatement Tom sur celui-ci et repartirent en coup de vent. La vie dans le centre commercial reprit son cours comme s'il ne s'était rien passé.


Le regroupement des passants près du corps de Tom donna l'occasion à Richard d'agir plus librement et de se faufiler sans être vu dans l'ascenseur. Une fois à l'intérieur, il stoppa son ascension un court instant, le temps de changer de vêtements, d'enfiler la perruque et de coller sa fausse moustache. La métamorphose terminée, il remit l'ascenseur en marche et appuya sur la touche conduisant au parking souterrain du centre. En quittant cet endroit, il éprouva une grande sensation de calme et de paix.


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