04.03.2008
Extrait du chapitre 10

Quand Jake fut certain que plus personne ne rôdait dans le couloir, il se risqua à aller sur le palier recouvert d’une moquette bordeaux rappelant les hôtels prestigieux qu’il avait fréquenté plus jeune lorsqu’il se rendait à des séminaires. Le couloir était orné d’appliques murales toutes allumées comme s’il faisait encore nuit et des petits meubles en merisier sur lesquels reposaient des vases remplis de fleurs fraîchement coupées peuplaient le couloir. Une imposante horloge s’élevait au milieu de ce couloir, s’harmonisant avec le mobilier. L’ensemble était luxueux et n’avait rien de comparable avec la clinique qu’il avait quittée quelques heures plus tôt.
Au bout du couloir il aperçut une lucarne qui l’attira comme un aimant. Il était curieux de voir ce qu’il s’y cachait derrière. Une fois devant celle-ci, il regarda au travers de la vitre qui était quasiment opaque, résultat probable du temps de ces derniers jours. Il remarqua à l’horizon le bleu azur de la mer qui rongeait le rivage en grignotant les galets entassés le long de la jetée. La magnificence du paysage le laissa sans voix ; admirer une telle splendeur dans ces circonstances était appréciable mais le doute l’assaillit et il se demanda où il résidait actuellement. On ne pouvait pas prétendre que la mer se trouvait à portée de Denver. Mais où l’avait-on transporté ? Il commença à ressentir une boule d’angoisse se former au fond de la gorge. Des spasmes prirent possession de son corps au point d’en devenir insupportables. Jake ne se doutait pas un instant que le cauchemar ne faisait que commencer.
21:37 Publié dans roman : pratiques peu orthodoxes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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