27.03.2008

Le rêve Mexicain

En ce jour de printemps la nuit tombe rapidement, une brise légère soulève du sol le sable qui vient se répandre devant un couple courant entre les carcasses de voitures rouillées. Le vent projette contre ces carcasses corrodées de petits cailloux. Le bruit des impacts se répercute à l’infini dans l’air, le cimetière de voitures en devient plus sinistre. La pluie se met à tomber sur eux et provoque sur le couple une angoisse indescriptible mais cela est également synonyme de protection car les chiens à leur poursuite auront du mal à renifler leur odeur. Douaine Everson tient la main de son épouse Débora pour la soutenir dans son effort de course. Leur passeur les a laissés tomber en empochant toutes leurs économies. Ils se sont retrouvés sans « Néodollard » sur cette berge déserte. Alors traverser le « Rio Bravo », même asséché, relève d’un exploit digne de figurer dans les annales. Le gouvernement offre de grosses primes aux miliciens pour qu’ils interceptent les clandestins traversant illégallement la frontière.

Une nuit n’est pas suffisante pour franchir ce lieu hautement gardé par les autorités mais le couple a une chance folle puisque il a traversé les zones dangereuses sans se faire repérer. Douaine se souvient de sa demande visa qui a été refusée. Le couple ne pourra pas faire une autre requête avant dix ans car le gouvernement restreint les nouvelles demandes d’autorisations d’entrées. Le tourisme est également réglementé car tous ceux de sa nationalité sont systématiquement parqués dans des « zones vacances » restreintes et sous bonne garde. Traverser la frontière est la seule solution pour trouver du travail et nourrir la famille restée dans la « Grande Ville du Sud». Débora est la première à craquer, elle se laisse tomber sur le sol en pleurant. Douaine s’approche pour la relever tout en lui parlant doucement.

— Il faut profiter de la nuit pour traverser et éviter les milices. Si jamais elles nous trouvent, elles nous abattront sans pitié car la récompense ne précise pas « mort ou vif », ils nous arracheront notre puce biométrique, le seul petit élément électronique qui enregistre toute activité biologique de notre corps. Un médecin n’a juste qu’à la lire pour faire un diagnostique en cas de maladie. Chaque puce est donc unique et ainsi prouvera notre arrestation. Ils laisseront ensuite aux chacals le soin de dévorer nos carcasses. Tu connais le sort qu’ils réservent aux femmes, ils t’enfermeront pour te violer et ensuite ils te laisseront devant « l’arbre de la liberté » si tu participes bien à ton viol ! Promets-moi de ne pas leur résister si jamais ils nous font prisonniers. Ta vie en dépendra et avec un peu de chance une ONG pourra te venir en aide. Quant à moi, je ne serai plus de ce monde !! Vite relève-toi vite !!

Débora soupire, son ventre lui fait mal, Douaine sort une gourde pour qu’elle boive une goutte. Il consulte son « Scanner brouilleur » attaché à son poignet, leur image thermique est invisible la nuit mais au petit jour, le scanner sera inefficace. Il s’essuie le front en soufflant.

— Je t’en prie, il faut que tu te relèves, nous ne pouvons pas rester immobiles sans risques. Le scanner nous protège mieux quand nous sommes en mouvement. Je peux prendre ton sac, mais je t’en supplie, relève-toi. Nous devons avoir traversé le « Rio Bravo » avant le jour.

Débora essuie son visage et boit un peu d’eau.

— Mais ne nous savons pas ce qu’il y a de l’autre côté, notre passeur nous a tout pris et s’est sauvé avec toutes nos économies. Que penses-tu faire sans argent une fois dans la « Ville Nouvelle », cet Eldorado rêvé de tous nos concitoyens ?

— J’ai mon cousin qui travaille de là-bas, il pourra nous héberger le temps que je trouve un emploi dans une centrale nucléaire, tu sais il y en a plein sur cette côte. Ils ne sont pas trop regardants pour embaucher du personnel à nettoyer les cuves. Bien sûr ils ont les robots mais ils coûtent chers à entretenir et nous sommes une main-d’œuvre bon marché. Ce n’est que provisoire. Avec l’argent gagné je pourrai devenir un petit artisan itinérant et ainsi légitimer notre statut. Une minorité de nos concitoyens au cours des « Années Noires » s’est installée dans la « Ville Nouvelle », seuls les plus riches pouvaient traverser sans risques. Les Mexicains se sont enrichis sur notre dos. Nous, les classes moyennes, nous ne pouvions pas partir faute de moyens, nous devions survivre et ce n’est que depuis deux ans que nous nous sommes rendues compte de la fin du grand rêve américain. Depuis que le Gouvernement Américain a fui au Mexique en nous laissant tous pourrir ici. Nous sommes à la merci de groupes armés, les USA ne sont plus les maîtres du monde !

Débora se relève en étreignant contre elle leur passeport biométrique, Douaine souffle et lui intime de jeter ces objets sans valeur. Il se souvient pourtant de leur fierté d’avoir ce passeport qui leur permet de voyager gratuitement dans le monde entier. C’était avant l’effrondement de l’économie américaine. Le couple habitait près de « Wall street » dans un appartement de haut Standig, Douaine était courtier en assurance. Ce « lundi noir » a vu toutes les bourses du monde s’effrondrer, seuls les pays émergeants ou pauvres ont survécu. Le Mexique est devenu la première puissance mondiale car les riches Américains se sont vite réfugiés dans ce pays. La majorité de la population ne s’est pas rendue compte tout de suite de l’ampleur des dégâts. Le « Rio Bravo » asséché fut envahi par une horde de population à la déroute et s’est vite transformé en cimetière de voitures. L’armée des Etats-Unis s’est raliée aux soldats du Mexique pour repousser dans la violence les émigrants. Des fortifications ont été construites pour pallier à l’invasion. Le gouvernement Mexicain est sans pitié avec les « illégaux ». Débora a encore la vision de « New York » transformée en un immense marécage où dans les immeubles à moitié écroulés, vit une population qui ne souhaite qu’une chose : devenir citoyen de la « Nouvelle Ville » du Nord.

Le couple parvient sur les berges du « Rio Bravo » côté Mexicain, ils soufflent en se disant qu’enfin ils vont pouvoir devenir de véritables citoyens. Douaine est si heureux qu’il ne sent pas son « scanner » se détacher de son poignet, l’homme marche en encourageant son épouse qui enfin sent l’espoir revenir. Son cousin l’attend de l’autre côté d’une colline, sur la route de la liberté. Douaine et Débora courent car les premiers rayons de l’aube illuminent leurs yeux habitués à la pénombre. Soudain deux projecteurs les éclairent, le couple tente d’échapper à cette investigation en se protégeant les yeux de la lueur vive. Rien n’y fait, les ricanements des miliciens les terrorisent. Douaine sort une arme car il sait quel sort leur est réservé. Une détonation retentit, Douaine tombe sur le sol, mortellement blessé. Débora lâche son sac pour lui venir en aide. Un des miliciens approche et l’emmène de force en lui tirant les cheveux. Débora continue d’hurler lorsque trois autres miliciens les rejoignent pour la violer.

Jhon est le cousin de Douaine, il l’a attendu jusqu’au petit matin, il roule doucement vers « l’arbre de la liberté », plusieurs fois il se fait arrêter pour un contrôle d’identité. Les soldats mexicains n’aiment pas les « Gringos citoyens» même s’ils roulent dans des poubelles. Un des policiers a frappé Jhon au visage pour lui apprendre à le regarder. L’homme n’a pas répondu et s’est contenté de lui donner 10 « Néodollard ». Quant il arrive devant l’arbre de la liberté le spectacle est bouleversant, aux branches sont accrochés les vêtements des femmes violées. Les miliciens montrent ainsi qu’ils sont sans pitié et que seules les femmes consentantes peuvent survivre. Mais à quel prix ! Jhon trouve Débora seule et dénudée à pleurer tout contre l’arbre en serrant contre elle le passeport de son époux tué.

Richard Gehenot

24.03.2008

Carnet d'Orient

Édition du 28 mars 2608... Rubrique : Sciences

Notre envoyé spécial sur Terre nous informe qu'une découverte surprenante vient d'être réalisée dans les sous-sols d'un ancien hôtel particulier Le Lion d'or de l'ancienne capitale française. Un coffret contenant des carnets de voyage du célèbre explorateur et écrivain musulman, Toneheg Drachir (1962-2051), mentionnerait des contrées encore inconnues au début du XXIème siècle. Cette étonnante découverte impressionne les historiens. Toneheg Drachir fait en effet allusion à une montagne « aux mille secrets », pour reprendre ses propres termes, qu'il aurait appelé la montagne « Enniroc » en hommage à sa charmante compagne de voyage qui le suivait dans toutes ses expéditions et qu'il considérait comme une collaboratrice hors du commun.c6f94a9c5bccc583dc70e65645bac835.jpg
Après avoir étudié minutieusement le contenu de ces textes, les spécialistes s'accordent pour affirmer que ces Carnets d'Orient sont bien plus que de simples récits de voyage. L'auteur nous délivre en effet des pensées très personnelles et dévoile un secret qui aurait révolutionné les terriens de cette époque s'ils en avaient eu connaissance. En sillonnant les chemins étranges de l'Arabie, Toneheg Drachir et Enniroc auraient découvert la transcription d'un message sur les parois d'une grotte qui les aurait conduits au sommet de la montagne aux mille secrets, l'unique lieu sur la planète bleue détenant la clé permettant de décoder un message crypté donnant accès à un « générateur d'hyperpropulsion. »
Alors que nous en sommes encore au stade expérimental des voyages spatio-temporels, un simple explorateur terrien aurait découvert ce que nous cherchons à réaliser depuis des siècles : générer une fenêtre pour déformer l'espace-temps conventionnel et créer une zone qui permettrait d'accéder à l'hyperespace. Une fois la fenêtre créée, nos vaisseaux spatiaux se faufileraient rapidement vers cette fenêtre grâce au générateur d'hyperpropulsion. Pour sortir de ce sous-espace il suffirait de produire une nouvelle fenêtre pour revenir dans un espace conventionnel.
Cette découverte est inespérée, elle représente la solution aux problèmes auxquels se heurtent nos ingénieurs depuis des décennies. Les autorités de New Chicago ont envoyé des explorateurs à la conquête de la montagne Enniroc, qui, selon les terriens, n'existerait plus ou serait le fruit de l'imagination de ce Toneheg Drachir. Cette thèse semble peu plausible, il semblerait que les terriens veuillent protéger leur patrimoine et garder cette découverte pour eux. En possession d'un générateur d'hyperpropulsion, ils seraient en mesure de traverser les couloirs du temps. Les autorités martiennes craignent qu'ils n'exploitent à de mauvaises fins ce petit bijou de la technologie.
Pour le moment nos explorateurs n'ont encore localisé aucune montagne en Arabie dans la zone décrite par Toneheg Drachir. Avec les importants changements climatiques de ces derniers siècles et le phénomène d'érosion sur certains continents de la planète bleue, il n'est pas exclu que la montagne d'Enniroc ait tout simplement disparue. Une telle perte serait déplorable ... nous attendons de plus amples informations de nos envoyés spéciaux ...

22.03.2008

Nouvelles de la Terre ... bilan catastrophique

Édition du 21 mars 2608 rubrique "environnement"



Notre envoyé spécial sur Terre nous rapporte de tristes nouvelles. La commission de la PMET (protection mondiale de l'environnement terrien) a dressé un constat austère des ressources maritimes planétaires. Cette dernière croit de moins en moins à un retour normal de la vie sur les continents ravagés par la pollution. La superficie des zones mortes a en effet continué à croître ces derniers siècles de façon dramatique. L'utilisation excessive d'engrais et de pesticides au XXI ème siècle, en particulier l'azote, a eu un effet catastrophique sur l’écosystème. La contamination des nutriments par les produits chimiques a provoqué l’accroissement de ces zones mortes durant plus de deux siècles. L'azote, s'est infiltré dans les sols et les rivières, pour rejoindre les mers ayant perdues leur source de vie. Certains pays utiliseraient encore de vieux modèles d’avions pour exporter leur production. Le carburant utilisé est du kérosène de synthèse hautement toxique pour l’environnement. La plupart des mégalopoles terrestres se sont dotés de dômes pour préserver les habitants de la toxicité de l’air. Les villes terriennes ressemblent étrangement aux zones Martiennes dont l’atmosphère n’est pas encore reconvertie à la vie.

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Les forêts et les prairies des XXIIème et XXIIIème siècles n'ont plus eu leur rôle protecteur d'absorption de l'azote, ayant été rayées de la surface de la Terre. Les Terriens ayant arrêté trop tard l’exploitation à tort et à travers des ressources de leur précieuse planète bleue. Les zones de forêts ravagées ainsi que les prairies sont devenues d'immenses déserts de sable. Mais le plus grave concerne le réchauffement planétaire, l’augmentation des précipitations et la hausse des températures influencent sur l’écosytème survivant. Contre ce phénomène naturel, l'humanité est impuissante, elle ne peut plus intervenir : le patrimoine génétique et écologique est définitivement perdu. Seule l'apparition de nouvelles espèces pionnières peuvent assurer la biodiversité mais le rythme saisonnier est si perturbé que pour le moment une telle chose n'est guère envisageable. fcc93b8454647a26025917e4dc27c067.jpg

Il s'avère aujourd'hui que 80% des océans et des mers sont des zones mortes dépourvues d'oxygène ce qui a eu pour conséquence la mort des espèces marines. Notre bonne vieille terre ne respire plus, elle se meurt, elle souffre des traumatismes que lui ont infligés les terriens ces derniers siècles et du dérèglement climatique.
Les ressources en eau de la Terre doivent être en permanence assainies pour assurer l'approvisionnement en eau des planètes voisines. Malheureusement ces techniques avancées de l'épuration des eaux demandent une source d'énergie bien trop importante. L'union des planètes unies envisage un rassemblement des représentants de chaque planète en juin prochain pour dresser de nouvelles mesures et envisager l'exploration de nouvelles planètes alimentées en eau.
Comme le disait si bien le Président Théodore Roosevelt au début du XX.siècle : « Il est temps pour nous en tant que Nation d’appliquer la même vision raisonnable de nos ressources naturelles que tout homme prudent devrait avoir …pour lui et pour ses enfants. »

Information de dernière minute : une île au milieu du pacifique vient d’émerger des flots à la suite d’un accident provoqué par l’explosion du « réacteur à fusion » d’une usine d’extraction d’eau de mer installé sur le plancher océanique. C’est la version officielle du gouvernement terrestre. La taille de l’île est gigantesque (deux fois la surface de l’Australie). Un phénomène étrange se déroule actuellement car un écosystème se développe à une vitesse extraordinaire. La conséquence de l’explosion est responsable de ce fait étrange. L’île du nom de « Génésis » a été mise en quarantaine après notre survol de ses côtes. La présence de grands Sauriens a été signalée par notre équipe et nous vous laissons découvrir une première photo. Notre caméraman a eu le temps de transférer les images avant d’être intercepté par un navire de guerre en orbite. L’île est définitivement interdite à l’exploration : l’ère des dinosaures serait-elle de retour sur Terre ?
Les terriens qui résident toujours sur Terre ne connaissent pas la douceur du printemps et de l'automne. Ils sont en permanence confrontés à la dure réalité du froid et de la canicule qui ravagent tout sur leur passage. Seuls des documents anciens gardés précieusement au Musée des Vestiges leur donnent une idée du cycle des saisons. Le printemps et l'automne y sont représentés et décrits comme étant la plus belle manifestation de la nature avec une belle palette de couleurs dans des tons très harmonieux, phénomène que les terriens n'ont pas connu depuis plus de deux siècles.
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Il s'avère aujourd'hui que 80% des océans et des mers sont des zones mortes dépourvues d'oxygène ce qui a eu pour conséquence la mort des espèces marines. Notre bonne vieille terre ne respire plus, elle se meurt, elle souffre des traumatismes que lui ont infligés les terriens ces derniers siècles et du dérèglement climatique.
Les ressources en eau de la Terre doivent être en permanence assainies pour assurer l'approvisionnement en eau des planètes voisines. Malheureusement ces techniques avancées de l'épuration des eaux demandent une source d'énergie bien trop importante. L'union des planètes unies envisage un rassemblement des représentants de chaque planète en juin prochain pour dresser de nouvelles mesures et envisager l'exploration de nouvelles planètes alimentées en eau.
Comme le disait si bien le Président Théodore Roosevelt au début du XX.siècle : « Il est temps pour nous en tant que Nation d’appliquer la même vision raisonnable de nos ressources naturelles que tout homme prudent devrait avoir …pour lui et pour ses enfants. »

21.03.2008

Nouvelles de Mars - - - l'OCP et RoboCop

New Chicago le 19 mars 2608... rubrique "justice"

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La ville de New Chicago sur Mars est en effervescence, L’OCP (Omni Cartel des Produits) qui, le millénaire dernier, proposait des prothèses médicales, dont notamment les « pancréas artificiels » et « des robots cyborg » fait encore parler d’elle. Le non moins célèbre « RoboCop » créé pour aider la police de l’époque a fui sur Mars pour échapper aux procès qui lui sont intentés sur Terre depuis plus de 600 ans. Les descendants des familles reprennent le flambeau pour continuer la procédure judiciaire intentée à l’époque, la partie civile ayant protesté auprès de l’ambassadeur Martien contre la fuite de « RoboCop » qui échappe ainsi à la juridiction terrestre. Les pourparlers sont tendus et la Terre a annoncé l’arrêt des négociations sur le « therbium » extrait des anneaux de Saturne en attendant de trouver une solution diplomatique. Des navires de guerre Terriens se sont regroupés non loin de Saturne dans le seul but de calmer les tensions entre les mineurs.

Sur Mars, la police de New Chicago n’arrive plus à endiguer la vague de crimes et les attentats sont de plus en plus meurtriers. Le dernier en date est celui de la destruction partielle d’un bouclier anti-radiation dans le bidonville de New Chicago. Les victimes contaminées sont nombreuses, les familles prostestent actuellement devant le parlement des « Planètes Unies » pour demander réparation. « RoboCop » reprend du service avec de nouvelles prothèses financées par l’OCP pour endiguer cette vague de crimes. L’action menée par « RoboCop » a été couronnée de succès car il a arrêté les responsables des attentats et détruit le siège de leur organisation. Mais les dégâts sont considérables et les assureurs refusent de prendre en charge les frais de reconstruction.

Une partie de la ville de « New Chicago » est isolée, les habitants ayant ressorti leur tenue spatiale « anti-radiation »pour sortir de leur habitat. Les écoles sont fermées et les élèves suivent leurs cours à « New Dallas ». De ce fait la compagnie de transport spatiale « Marsa » a annoncé une hausse significative de ses tarifs. Les producteurs d’hydrogène, pour protester contre cette hausse, ont ralenti leur production et réclament des négociations. En effet « Marsa » effectue les « allers et retours » pour l’approvisionnement en eau de Mars.

Le maire de New Chicago a annoncé un début d’accord et un gel des hausses tarifaires. L’OCP a de nouveaux projets pour aider les citoyens de « New Chicago », la création d’une nouvelle ville sur Mars « Deltacity » afin de réparer les conséquences dues à l’intervention de « RoboCop » en échange de l’abandon de son extradition sur Terre. Il est actuellement prisonnier dans l’immeuble carcéral de l’OCP qui réfléchit à des modifications de sa constitution afin de s’adapter à la nouvelle politique de l’OCP « un monde sans violences. »

"Daily Red" - - - hommage à Arthur C.Clarke

Le « New british muséum » a été la nuit dernière, l’objet d’un vol avec effraction. Cette galerie blindée abritant une précieuse collection de météorites martiennes a été dérobée. Les robots sentinelles de faction ont été retrouvés désactivés par un mystérieux champ à induction. Une enquête du « bureau des articles anciens » laisse à croire qu’il s’agirait d’une action de la faction minoritaire des mineurs de « Venusville ». Ces météorites ont une valeur historique inestimable puisqu’elles ont été offertes par le « Bristish Musuem » de la Terre en 2066 pour célébrer la paix retrouvée entre les deux mondes. Ce vol a provoqué un remou diplomatique d’une extrême tension car il correspond à la date anniversaire de la signature du traité. La Terre a décidé d’interrompre tous les échanges avec le Musée Martien qui devra répondre de l’inefficacité de sa sécurité.

Au niveau de l’équateur de Mars, il a été installé « un ascenseur spatial. Cette technologie permet de véhiculer par des câbles un satellite, du fret ou des passagers depuis Mars jusqu’à une station terminale située en orbite géostationnaire. Ce moyen de transport assimilable à une fronde s’avère plus économique et plus sûr que les modules de transport traditionnel. » La société « Masa » des transports spatiaux de Mars, demande une aide financière du gouvernement car elle proteste contre la perte de clientèle qu’engendre cette concurrence qu’elle considère déloyale.

Une jeune fille du nom de « Sparta » s’est réveillée dans l’hôpital psychiatrique de « Pescadero » sans le moindre souvenir de ses 3 dernières années. A l’aide d’un médecin elle s’est échappée pour dénoncer à la presse (je cite) « une expérience scientifique visant à améliorer scientifiquement les êtres humains » Elle porte (pour l’instant) le nom de l’expérience dénoncée. Sparta exige du gouvernement Martien la vérité sur ses origines. Le président Martien « Jasme Tiburn » a nié les accusations de la jeune fille, il a levé une enquête parlementaire qui a détaché un agent du « bureau spatial » pour enquêter sur cette étrange affaire.Des nouvelles brêves de la Terre…. « Martin Gibson, écrivain de science-fiction à succès, a décroché l’unique place pour le voyage touristique inaugural pour Mars. Après 3 mois de voyage en vaisseau nucléaire, le romancier découvrit une ville de pionniers, perdue dans les étendues vertes de l’équateur martien (!). Il pourra montrer aux terriens, à travers ses yeux d’écrivain, que la vie martienne isolée n’est pas si austère… » Mars, planète du futur, est synonyme de progrès, d’indépendance et d’expansion propre à la nature humaine…

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17.03.2008

Un amour de tag

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Rêve d’un instant figé dans le temps
Tendresse éternelle d’un long moment
De bonheur partagé entre deux êtres
Qui se sont trouvés et ne plus paraître



Tristes d’être si loin l’un de l’autre.
Doux moment de celui d’un apôtre
De l’amour qui les a fait se rencontrer
Passion qui va les enflammer et s’aimer



Tendrement sans jamais douter un instant
De cette ardeur qui alimente leur présent.
Cœurs brûlant mais toujours à frémir
De ce que la vie fait tout pour les unir



Un amour qui se partage continuellement…


http://inlibroveritas.net/lire/oeuvre16093.html

09.03.2008

Journée de la femme

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Douceur d’un long et doux moment de tendresse
Les jours qui succèdent aux nuits toujours liesses
Nous marchons mains dans la main regards rivés
Dans celui de l’autre avec une sensation enivrée

Par le sentiment chaleureux d’un beau partage
Affectif des sens qui se mélangent en images
Pour donner à ma vie cette tendre harmonie
Tu es là près de moi à cheminer dans cette vie

Que je partage avec toi pour qu’un jour venant
Nous nous unissions dans un ultime et émouvant
Elan du cœur tansformant notre tendre passion
En un océan de douceur qui oubliera toute raison

De vivre autrement cet amour franc et charnel
Cette journée pour toi, une vie à deux fusionnelle


http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre16118.html

04.03.2008

pratiques peu orthodoxes

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Pratiques peu orthodoxes est un roman à suspens qui vous tiendra en haleine du début à la fin. Il décrit avec précision l'adversité et la machine infernale de l'engrenage. Ce roman vous entraîne dans une véritable course contre la montre :

La vie de Jake Culver, brillant cardiologue à Denver, bascule du jour au lendemain suite à un grave accident de voiture. Son fils de 4 mois meurt de ses blessures et sa femme Alyssa est grièvement blessée. Au bout de longs mois de lutte acharnée, Jake réussit tant bien que mal à surmonter cette épreuve, reprenant goût à la vie. Mais le destin frappe à nouveau, plongeant Jake en plein désarroi : il est pris en filature par des gens peu scrupuleux. Sa vie et celle de sa famille tourne au cauchemar, ces gens sont prêts à mettre l'existence des Culver en péril. Face à ce danger imminent, Jake doit agir vite et mettre fin à cet engrenage qui se trame contre sa famille . . .

vous pouvez commander ce roman à l'adresse suivante sur manuscrit.com :

http://www.manuscrit.com/catalogue/textes/fiche_texte.asp?idOuvrage=10711

Extrait du chapitre 12

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Lorsque Julian et Alva avaient voulu prendre la route la veille au soir, ils avaient été obligés de remettre leur projet au lendemain. Le ciel s'était obscurci brutalement et les premiers flocons de neige s'étaient mis à tourbillonner à la lumière des lampadaires. Alva pensait qu'il ne s'agissait que de quelques flocons perdus, sans conséquence pour le temps, mais la température avait chuté et des nuages noirs s'étaient amoncelés à l'ouest. Les quelques flocons épars avaient cédé la place à des bourrasques de neige qui avaient inondé le ciel avec violence. Le froid s'était en outre intensifié.
Elle avait regretté avec amertume de ne pas pouvoir partir le plus tôt possible pour Berwick. Elle avait hâte de retrouver ses petites filles et de les serrer dans ses bras. Elle ne pensait pas Tom capable de brutalité envers ses propres enfants mais elle était à présent moins sûre d'elle depuis qu'elle l'avait vu sous un jour nouveau. Il s'était montré violent et acerbe au point de lui glacer le sang qui coulait dans ses veines.
Du bureau de Julien, elle regardait la neige tomber par la fenêtre, attendant qu'il revienne, se remémorant la conversation qu'elle avait eue la nuit précédente avec lui : Ils avaient passé la nuit à l'hôpital en raison des congères annoncées aux informations. Il lui avait proposé de se reposer dans son bureau tandis qu'il ferait le tour du service pour s'assurer que tout était en ordre. Il avait demandé à son ami, Jake Culver, s'il pouvait se libérer les deux prochains jours pour le remplacer au service de cardiologie. Son collègue s'était tout d'abord montré réticent, soulignant qu'il était attendu chez lui pour le début du week-end, et voyant la détresse de Julian, avait fini par céder. Il avait juste précisé qu'il ne pourrait pas le remplacer cette nuit, étant trop exténué pour travailler. Julian lui avait répondu que cela ne faisait rien, qu'il assurerait sa garde jusqu'à six heures du matin. Il n'aurait certes que trois heures de repos pour récupérer car il devait repasser à l'hôpital le midi mais il n'avait pas vraiment le choix. C'était les aléas de son métier !
Il avait finalement considéré ce temps exécrable comme une bénédiction, il ne voulait pas décevoir Alva en lui avouant qu'il ne pourrait pas l'accompagner dans l'immédiat. Quand elle lui avait annoncé, d'un ton grave, qu'ils devraient reporter leur escapade en raison du mauvais temps, il s'était réjoui intérieurement. Il s'épargnerait le luxe de lui avouer qu'il n'avait trouvé personne pour le remplacer. Il imaginait son désarroi et son angoisse pour ses trois filles mais ils ne pouvaient risquer leur vie sous cette tempête de neige.
- Vous avez fait le bon choix, Alva, lui dit-il pour la réconforter. Vous ne voudriez pas que vos filles se retrouvent orphelines parce que leur mère aurait tenté de les sauver en s'engageant sur une route dangereuse et impraticable !
Julian avait trouvé les bons arguments, elle lui avait répondu par un faible sourire et lui avait pris la main. Des larmes s'étaient mises à rouler le long de ses joues, sillonnant son visage. il l'avait enlacée, elle s'était laissée aller contre lui et il lui avait délicatement frotté le dos pour la rasséréner. Il avait pris son visage entre ses mains, scrutant tendrement ses yeux et lui avait embrassé le bout du nez, ce qui avait déclenché chez Alva un réel sentiment de reconnaissance.
- Julian, vous êtes quelqu'un d'extraordinaire ! s'était-elle exclamé.
- Oui, je sais, répondit-il d'un ton faussement modeste.
Ils s'étaient regardés et avaient poussé un éclat de rires, témoignant de leur complicité. Ils ne savaient pas encore qu'un sentiment étrange mais empli de passion était en train de naître au plus profond de leur conscience.


En ce début de soirée, le visage collé contre la vitre de la fenêtre donnant sur la cour de l'hôpital, Alva passait en revue ces derniers jours. Beaucoup de choses étaient arrivées, des évènements qui changeraient à jamais son destin. En entendant des pas s'approcher dans le couloir, elle tourna la tête et vit Julian entrer d'un pas ferme dans son bureau.
- J'ai terminé ma ronde, Alva ! Je pense que nous pouvons partir, le temps semble bien plus clément que ce matin lorsque j'ai terminé ma garde ! La radio a annoncé que les routes seraient dégagées en fin d'après-midi.
- Je vous suis vraiment reconnaissante pour tout ce que vous avez fait pour moi, Julian, dit-elle en lui prenant la main. Sans vous, j'aurais été incapable de prendre la bonne décision. Et m'offrir en outre l'hospitalité de cette façon me va droit au coeur. Vous êtes vraiment quelqu'un de spécial, vous savez ! continua-t-elle d'une voix adoucie.
- Je n'allais pas vous laisser regagner votre domicile avec tout ce que vous aviez vécu la veille. Et il y a de la place chez moi pour recevoir au moins dix personnes. Vous ne m'avez absolument pas gêné d'autant que j'étais à l'hôpital la moitié du temps !
Une fois sa garde de nuit terminée, Julian lui avait proposé de rester chez lui en attendant que le temps s'améliore. Il savait qu'Alva avaient vécu des évènements traumatisants ces derniers jours, il ne voulait pas remuer le couteau dans la plaie en la laissant seule chez elle. Passer la journée du jeudi lui avait semblé être une excellente solution. Elle pourrait se détendre tandis qu'il retournerait à l'hôpital régler certaines affaires qui ne pouvaient pas attendre. Alva était venue le rejoindre à l'hôpital en taxi pour gagner du temps. Elle avait préparé leurs bagages qui se résumaient au strict nécessaire. Julian lui avait suggéré de choisir deux ou trois tenues dans l'armoire de sa défunte pour la dépanner.
Ils gardèrent le silence un moment, Julian plongé dans ses pensées, Alva, le regard perdu dans le vide. Finalement, ils se mirent en route et rejoignirent la voiture de Julian garée dans le parking souterrain réservé au personnel.
- Avec cet imprévu de dernière minute, j'aurai finalement accompli quasiment toutes mes heures de garde jusqu'à lundi soir. Je suis de repos pour les fêtes de la Saint-Sylvestre !
- J'aurai préféré arriver hier. Je ne suis pas rassurée avec Tom qui s'est métamorphosé en un coup de baguette magique.
- Ne vous inquiétez pas, Alva, fit-il en posant sa main sur son bras gauche tandis qu'il passait la première vitesse, Tom est un père qui aime ses enfants, enchaîna-t-il pour la rassurer alors qu'il ne croyait pas un traître mot de ce qu'il disait. Son instinct paternel ne le poussera pas à faire quoique ce soit sur vos filles.
- J'aimerais vous croire ! répondit Alva incrédule.
- De toute façon, nous sommes en route pour les retrouver ! Ce n'est plus qu'une question d'heures !
- Oui, vous avez probablement raison ! ajouta-t-elle d'une voix où perçait la lassitude.
Ils quittèrent Longwood aux alentours de 20 heures, la circulation était fluide, les conducteurs ayant préféré rester chez eux plutôt que de s'engager sur des routes sinueuses et glissantes. Julian conduisit une heure durant et laissa sa place à Alva, trop épuisé pour poursuivre la route sans risquer de sombrer dans le sommeil. Alva était trop énervée et angoissée pour percevoir le moindre signe de fatigue. Elle n'avait qu'un but en tête : arriver aussi vite que possible et arracher les triplettes aux mains de son mari. Mais il en fut autrement. Des rafales de vent accompagnées de gros flocons de neige firent vibrer la voiture, l'obligeant à ralentir et, l'accumulation de neige sur les vitres la contraignirent à s'arrêter sur le bord de la chaussée. La visibilité était fortement limitée, on ne voyait pas à plus de cinq mètres, un épais brouillard avait soudainement fait son apparition.

Extrait du chapitre 10

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Quand Jake fut certain que plus personne ne rôdait dans le couloir, il se risqua à aller sur le palier recouvert d’une moquette bordeaux rappelant les hôtels prestigieux qu’il avait fréquenté plus jeune lorsqu’il se rendait à des séminaires. Le couloir était orné d’appliques murales toutes allumées comme s’il faisait encore nuit et des petits meubles en merisier sur lesquels reposaient des vases remplis de fleurs fraîchement coupées peuplaient le couloir. Une imposante horloge s’élevait au milieu de ce couloir, s’harmonisant avec le mobilier. L’ensemble était luxueux et n’avait rien de comparable avec la clinique qu’il avait quittée quelques heures plus tôt.
Au bout du couloir il aperçut une lucarne qui l’attira comme un aimant. Il était curieux de voir ce qu’il s’y cachait derrière. Une fois devant celle-ci, il regarda au travers de la vitre qui était quasiment opaque, résultat probable du temps de ces derniers jours. Il remarqua à l’horizon le bleu azur de la mer qui rongeait le rivage en grignotant les galets entassés le long de la jetée. La magnificence du paysage le laissa sans voix ; admirer une telle splendeur dans ces circonstances était appréciable mais le doute l’assaillit et il se demanda où il résidait actuellement. On ne pouvait pas prétendre que la mer se trouvait à portée de Denver. Mais où l’avait-on transporté ? Il commença à ressentir une boule d’angoisse se former au fond de la gorge. Des spasmes prirent possession de son corps au point d’en devenir insupportables. Jake ne se doutait pas un instant que le cauchemar ne faisait que commencer.

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