09.04.2008

Bilan alarmant dans le domaine éducatif

Quel avenir pour nos enfants ? Telle est la question que se pose le ministre de l'éducation martienne Harry Osborn. L'apprentissage de nos enfants par téléconférence est en déclin. Un constat qui remet en question des bases ancrées dans notre système novateur depuis des décennies.

Rubrique
: éducation

Edition du 04 Avril 2608, New Chicago


47015ff255eb5701698e790a4e1d219d.jpgAlors qu'il y a encore quelques décennies les téléconférences en 3D connaissaient un vif engouement, il s'avère aujourd'hui que ce système est en perte de vitesse dans le système éducatif. Un constat vient en effet d'être établi par notre ministre Harry Osborn. Les nano-processeurs implantés dans le système neuronal de chaque individu, qui nous vous le rappelons, suivent en permanence l’activité biologique et électrique du corps humain, dénotent depuis quelque temps une baisse de vigilance accrue de nos jeunes martiens durant les cours d'histoire et géographie martiennes. Les cours de langues vivantes et les Mathématiques sont les matières les plus touchées. Il semblerait que ce désintéressement pour certaines matières soit la conséquence directe des frictions relationnelles entre les terriens et les martiens. Ces évènements déplorables perturbent nos jeunes martiens qui ne voient plus l'intérêt de ces matières et focalisent alors leur attention sur celles qui leur paraissent plus concrètes comme l'étude de la défense planétaire et l'astrophysique.
La comète de Halley semble passionner les jeunes depuis son passage à proximité de Mars en 2586. Un satellite d’observation Martien suit en permanence la comète qui a rejoint les contrées obscures de notre Galaxie pour ne revenir qu’en 2661. Les jeunes se sentent attirés par la comète et vénèrent Alan qui, le premier, a défié son maître d’étude sur Terre pour l’observer. L’histoire s’est passé en 2061, son « neurotransmetteur » d’une conception révolutionnaire à l’époque lui permettait de ressentir avec son holoviseur la vision extraordinaire de la comète. Alan se projetait virtuellement au cœur de la comète. La base de données de son immeuble lui fournissait des images d’archives pour compenser le manque d’informations concernant le cœur de l’astre de glace. Une modélisation minutieuse lui permettait de naviguer près de la sonde Giotto (module d’exploration de l’époque) ayant récolté les données, le puissant ordinateur de la terre simulant un voyage au cœur de cette matière pour reproduire fidèlement la réalité. Notre jeunesse vénère Alan comme le messie, le premier être humain ayant vécu une histoire hors du commun (cf « A l’aube d’un renouveau » de Toneheg Drachir).


Le ministre de l'éducation martienne Harry Osborn lutte ardemment contre cette image religieuse d’un terrien dépravé et rappelle que l'enseignement des matières générales est nécessaire au cursus pour obtenir le prestigieux BEM ( brevet d'études martien) qui permet l'entrée dans le cycle secondaire pour commencer des études de longue durée et s'orienter vers des métiers dits « d'avenir ». Harry Osborn souligne que, sans une bonne connaissance des Mathématiques, nos jeunes sont dans l'incapacité de poursuivre des études d'astrophysique appliquées. Sans l'acquisition de l'anglais, fondement de la langue martienne en ce qui concerne les Sciences, ils peuvent encore moins envisager une carrière dans les relations interplanétaires car ces langues constituent le seul moyen de communication entre les différents peuples.
Le ministre souligne en outre que le manque d'assiduité au cours des séances de téléconférence ne pourra permettre la formation de bons citoyens pour la défense de la planète. Nos écoliers sont indisciplinés, ils accusent des distractions de plus en plus fréquentes, communicant entre eux par la simple pensée grâce aux nouvelles générations de microprocesseurs biologiques et détournent ainsi l'attention des plus assidus. Résultat : le niveau de nos jeunes martiens se situe bien en-dessous de la moyenne interplanétaire. Ils ont du retard, les redoublements sont devenus chose courante, ce qui repousse leur entrée rapide dans la vie active à l'âge de 16 ans une fois l'obtention de leur BEM. Avec ce diplôme, ils peuvent intégrer l'armée martienne qui a besoin de nouvelles recrues pour assurer la défense de la planète contre les attaques terriennes de plus en plus fréquentes. Harry Osborn souligne que le besoin en ingénieurs est crucial pour permettre la construction de nouveaux navires de guerre.
Les autorités envisagent sérieusement le retour à des procédés antédiluviens avec des cours d'enseignement dans de vraies salles de classe tout en gardant bien évidemment comme matériel les vidéolivres, outil indispensable à leur formation. Ce serait pour le moment la seule solution envisageable pour remédier à ce manque d'intérêt dans les matières d'enseignement général. Les professeurs d'études n'arrivent plus à maîtriser leurs élèves, les sanctions n'ont plus d'effet sur nos jeunes martiens qui contournent ces dernières sans grande difficulté. Certains d'entre eux ont même réussi à falsifier les résultats du dernier examen trimestriel en piratant le système de leur établissement auquel ils sont rattachés. Les peines encourues en cas de délit reposent sur la formelle interdiction d'accéder au réseau martien. Nos élèves voient en ces sanctions une terrible injustice car ils ne peuvent plus être opérationnels dans de nombreux domaines sans leur accès au système informatique martien. Malheureusement le service de la sécurité informatique recense déjà des cas de piratage dans le système interplanétaire. Pour les autorités, l'heure est grave. Il s'agit d'actes de pur vandalisme qu'il faut contrer le plus rapidement pour que ces derniers ne prennent pas le contrôle de l'ensemble du réseau.
Un bien triste bilan de notre jeunesse en ce début d'avril ...

Commentaires

Un avenir incertain pour notre jeunesse.. mais rien ne vaut une jolie prof. donnant des cours...

Ecrit par : gris27 | 10.04.2008

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