13.05.2008

Nouvelles sur la colonisation de Vénus

rubrique : science

Édition du 15 mai 2608

Afin d'assurer la colonisation de Vénus dans les prochaines décennies, un vaisseau spatial gigantesque a été inauguré le mois dernier près de Vénus. Ce vaisseau baptisé le vaisseauVS3, est conçu pour abriter une importante population de colons. Nous vous rappelons que ce type de vaisseau est construit pour accueillir des habitants sur plusieurs générations en attendant que la planète soit habitable.
En ce qui concerne Vénus, les astrophysiciens se heurtent à plusieurs problèmes de grandes envergure comme la température trop élevée à la surface de la planète avoisinant les 500° et sa pression atmosphérique 90 fois supérieure à celle de la Terre. Les possibilités auxquelles travaillent actuellement nos chercheurs sont la diminution du rayonnement solaire pour abaisser la température et la transformation du gaz en composé solide ou liquide. Il semble en effet actuellement impossible de transformer l'atmosphère de Vénus. Plusieurs solutions sont envisagées : concevoir des boucliers solaires pour réduire l'ensoleillement de Vénus mais l'obstacle majeur serait leur taille qui ferait quatre fois la taille de Vénus. Pour rendre possible un tel projet, des boucliers construits directement dans l'espace sont à l'étude.
. Le financement serait assuré par la société MARSA et l’OCP en échange d’un bail de 150 ans pour le transport de matériel et passagers. Les deux sociétés commenceront la construction d’un téléphérique spatial du type Martien pour apporter en orbite les matériaux de construction. Il sera relié au vaisseau ruche géant loin en orbite pour éliminer le coût du transport vers la surface. Des études géologiques indiquent que Vénus possède de grosses quantités de Bilitrium, élément cristallin très rare, qui est une source incroyable d'énergie car elle est reliée à un convertisseur anti-matière d’un type révolutionnaire (cf l’article du 09 Mai 2608).
Geoffrey Landis, ingénieur et responsable du VS3, propose une autre solution et suggère la mise en place d'aérostats résistants aux pluies sulfuriques vénusiennes suivis de cités flottantes qui serviront parallèlement de bouclier solaire et permettront la transformation de l'atmosphère pour la rendre plus favorable. Placées à une cinquantaine de km d'altitude, les températures et la pression atmosphérique seront alors assez proches des conditions terriennes. Landis souligne en outre que le problème de la densité atmosphérique avec son taux de dioxyde de carbone élevé peut être contourné en capturant ce gaz pour fabriquer des nanotubes de carbone qui, mélangés au silicate, donneraient un verre très dur et résistant. Avec de tels matériaux et la mise en place de cités flottantes, l'économie de Vénus serait assurée et permettrait une terraformation plus avancée grâce aux fonds qu'elle recevrait.
Un tel projet est certes ambitieux, souligne Geoffrey Landis mais tout à fait réalisable. Ces cités seraient en effet un moyen d'assurer les importantes interventions pour la terraformation de Vénus. Le manque d'eau sur la planète demeure aussi un problème fondamental. Le géologue martien, Eduard Schweis, propose, pour remédier à ce problème, le déplacement de l'une des lunes glacées de Saturne et de bombarder ainsi Vénus avec ses fragments pour obtenir des mers peu profondes et salées.
Actuellement nos ingénieurs sont encore confrontés à des problèmes majeurs si bien que la mise en place d'un vaisseau-monde va permettre d'étudier et de résoudre ces difficultés. Landis travaille avec son équipe à la construction d'une biosphère à l'intérieur du VS3 pour assurer la diversité d'un écosystème avec une large diversité d'organismes et d'espèces vivants. Mais pour réussir à créer un écosystème satisfaisant, il faut résoudre le problème de la rotation de la planète car avec une rotation trop lente, la plupart des espèces animales et végétales ne pourraient pas se développer et s'adapter. Pour pallier à ce problème, nos ingénieurs proposent la création de miroirs qui seraient placés en orbite polaire pour fournir suffisamment de lumière dans les zones vénusiennes ombragées et créer des cycles de 24 heures. Pour le moment aucune autre solution n'est envisagée car augmenter la vitesse de rotation demande bien plus d'énergie que de produire des miroirs. Il ne faut pas oublier en outre que la faible rotation de la planète rend difficile la mise en place d'ascenseurs spatiaux car l'orbite géostationnaire de Vénus est bien trop éloigné de la planète.
Même si les scientifiques ont beaucoup d'espoir dans la colonisation de Vénus, il faudra encore attendre de nombreuses décennies pour que cette entreprise devienne réalité. Mettre en oeuvre tous ces projets demande beaucoup de temps, d'énergie et de moyens. Avec l'inauguration du vaisseau-monde, nous espérons une colonisation plus rapide de la planète.

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