21.05.2008
Mort suspecte sur un chantier aéronaval
rubrique : faits divers
Édition du 20 mai 2608

Alors que l'ingénieur testait le système électronique du poste de pilotage, il s'est vu injecter dans le cou par un androïde un nanocomposant que ce dernier aurait dû intégrer dans le système biologique de commandes du tableau de bord. L'injection de ce nanocomposant a fait perdre à Arthur Stock le contrôle de lui-même. Il s'est alors propulsé sur l'un des tapis roulants magnétiques et aurait reçu, selon les témoins, une décharge électrique foudroyante entraînant sa mort immédiate. Les coéquipiers de l'ingénieur sont choqués par sa disparition soudaine, ils ne comprennent pas l'erreur de l'androïde, une erreur qui, estiment-ils, n'aurait jamais dû se produire car les androïdes sont programmés pour exécuter des programmes précis. Il ne faut en outre pas oublier que c'est Arthur Stock lui-même, qui s'occupait de l'entière programmation de ces robots. Ils étaient ainsi conçus pour contrôler chaque matin le matériel et les machines pour s'assurer que l'ensemble du système est performant. Les collaborateurs de Scott se mettent tous d'accord pour affirmer qu'une défaillance de la part d'un androïde est impensable.
Certains vont même jusqu'à soupçonner que la mort d'Arthur Scott ne serait pas accidentelle mais un acte malveillant. Ils restent en effet convaincus que le programme de l'androïde aurait été modifié, ce qui expliquerait le comportement irrationnel de celui-ci. Mais face à cette thèse, les ingénieurs en robotique restent sceptiques, soulignant que les programmes des androïdes sont dotés d'un système de sécurité empêchant quiconque de s'insérer dans leurs données pour les modifier. Il faut en effet être en possession de la clé du code source pour accéder à de telles modifications. Ces clés sont strictement confidentielles et accessibles qu'à une minorité de personnes ayant accès à l'usine centrale de production.
A l'heure où les androïdes tiennent une place de choix dans notre société, notre conviction à l'égard des robots est remise en question. Il ne faut pas oublier que les androïdes sont avant tout des machines avec des protocoles précis : ils ne doivent en aucun cas nuire à un humain et toujours l'assister en cas de besoin. Ils doivent en outre obéir aux ordres donnés sauf si ces derniers portent atteinte à l'humain. La troisième loi stipule qu’ils doivent se sauvegarder sauf si cela entre en conflit avec la première et deuxième loi. Même si les androïdes nous renvoient le plus souvent l'image de l'homme, ils n'en demeurent pas moins des machines n'ayant pas la même faculté de penser et de ressentir qu'un être humain. Il n'en reste pas moins que ces robots sont dotés d'une grande intelligence et sont capables de simuler des comportements humains.
Une enquête est en cours sur le chantier aéronaval pour tenter de comprendre ce qui s'est réellement passé. S'agit-il d'un acte délibéré ou d'un simple incident technique ? Les récalcitrants à la robotique s'insurgent contre un tel drame. Ils craignent en effet que les androïdes se retournent contre leurs propres créateurs en dépit des lois instaurés au coeur de leur processeur.
Quel avenir pour les androïdes ? Telle est la question que se posent un bon nombre de martiens depuis cet incident meurtrier.
http://www.inlibroveritas.net/auteur6807.html
19:25 Publié dans le cycle des Nouvelles de Mars « Daily Red » | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


Commentaires
Une mort suspecte digne d'une enquête d'Howard Messen
Ecrit par : gris27 | 02.06.2008
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