08.06.2008

Le festival de New Dallas

Le festival de New Dallas n'a jamais connu un succès aussi remarquable depuis son inauguration en 2575 ... notre envoyé spécial, Myriam Velesco, qui est actuellement sur les lieux des festivités dresse un bilan ...

rubrique : actualité

Édition du 10 juin 2608



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Le festival de New Dallas, aussi appelé Festival interplanétaire des savants, connaît depuis son inauguration en 2575 un engouement sans précédent au fil des années. Il accueille chaque année durant la première quinzaine de juin pas loin d'un million de visiteurs du système solaire et est pris d'assaut par des milliers de holographes. Ce fut le président martien, Jasme Tiburn, qui fit honneur cette année à sa cérémonie d'ouverture en compagnie du gouverneur sélénien, Thomas Jefferson. Les deux représentants gouvernementaux défilèrent côte à côte sur le traditionnel tapis rouge, symbole de la planète rouge.
Le festival est réparti en huit catégories auxquelles toute personne peut concourir à la condition d'être âgé de plus de trente ans et d'avoir déjà été officiellement reconnue par le congrès des sciences. La sélection est dans certains domaines serrée. Des catégories comme l'astrophysique, l'archéologie ou la botanique sont en effet très prisées et la compétition est rude. Il semblerait en revanche que cette année l'univers médical soit en perte de vitesse. Être sélectionné pour entrer en compétition avec les plus talentueux hommes de sciences est un privilège et un enjeu crucial car le vainqueur reçoit une somme d'argent considérable de 500 000 néodollars et ses découvertes sont répertoriées dans le registre des sciences interplanétaires. Les premiers prix que se voient octroyés les vainqueurs sont la nébuleuse planétaire, l'emblème de Mars, puis l'étoile du Berger, l'emblème de Vénus. Ces deux premiers prix on été mis en place il y a une dizaine d'années au congrès des sciences martien par Ethan Colleen, le responsable du festival. Les lauréats martiens sont classés en première position, suivis des séléniens et finalement des terriens. Pour sa dixième année consécutive, c'est un martien qui a remporté l'étoile du Berger. Les organisateurs justifient ce choix par la présence des plus grands savants de ce siècle sur Mars.

Durant les festivités, la cité de New Dallas subit de grands bouleversements avec l'interdiction des déplacements aériens. Un protocole s'est instauré durant le festival avec pour tradition la diffusion, chaque soir, sur les écrans holographiques, des technologies les plus révolutionnaires des derniers siècles. Pour participer à ces projections, les entrées sont limitées et réservées aux personnalités et aux personnes qui se sont inscrites avant la date limite du 15 avril. Les réservations étaient cette année complètes au trois janvier, une première !
Cette année, un hommage a été rendu à Norman Winson, décédé en mars dernier. Celui-ci, rappelons le, était un génie de l'informatique qui avait réussi à améliorer les ordinateurs quantiques et à percer le mystère de la structure de l'espace-temps. Sa mort prématurée a laissé en plan une découverte qui allait s'avérer révolutionnaire. Le 10 juin, Helen Stephen, la célèbre égyptienne, spécialisée en archéologie, viendra représenter la Terre pour dévoiler ses dernières découvertes dans les sous-sols des trois grandes Pyramides de Gyseh. Un documentaire est prévu à cet effet dans la salle holographique du festival.
Les organisateurs du festival organisent également dans quatre jours, pour la clôture du festival, une séance de lecture des Carnets d'Orient du célèbre explorateur et écrivain musulman du XXIème siècle, Toneheg Drachir, en l'honneur de ses surprenantes découvertes au sommet de la montagne Enniroc, où il avait découvert la transcription d'un message sur les parois d'une grotte qui l'aurait conduit avec sa compagne de voyage, Enniroc, au sommet de cette mystérieuse montagne, lieu unique sur la planète bleue détenant la clé permettant de décoder un message crypté donnant accès à un générateur d'hyperpropulsion. A ce jour, personne n'a réussi à mettre la main sur cette clé.
L'ingénieur sélénien, Tom Hoover, fait également partie du festival en tant que représentant de la Lune avec la mise en place de ses dômes novateurs et de leur structure métallique composée d'une couche épaisse de régolite protégeant des rayons solaires, une innovation dont les habitants séléniens se montrent fiers.

« Une belle palette de célébrités », souligne Gilles Bessy, le président du jury du festival. Il a ajouté lors de sa dernière interview : « Je ne regrette pas d'avoir été nommé cette année président du jury, c'est un privilège de voir défiler tous ces savants qui ont permis une grande avancée dans le système solaire. Sans eux, nous n'aurions probablement pas colonisé Mars et Vénus dernièrement. Je tiens à les remercier personnellement de leur implication dans le monde de la science. ». Des paroles qui touchent tous ceux qui ont contribué à l'amélioration de la vie humaine.

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