15.06.2008
La compréhension des phénomènes climatiques sur Mars
La météo n’est pas pour l’instant une science exacte, mais les nouvelles techonologies Martiennes permettent de repousser la frontière de l’impossible en préservant le capital humain.
Édition du 20 juin 2608.

Le climat sur Mars est mal connu. Lors de l’exploration de zones éloignées des grands centres urbains, des accidents dûs au revirement soudain de la météo sont à déplorer. Les secours arrivent hélas trop tard pour sauver les naufragés en perdition. Les tempêtes de sable sont les principales responsables. Seuls les satellites d’observation en haute altitude ne sont pas capables de prédire suffisamment à l’avance les brutales variations climatiques. Comment comprendre de tels changements ?
Une nouvelle caméra prototype à haute résolution embarquée à bord d’un satellite météo vient d’être mise au point pour holographier la Plaine Utopia riche en minerai de dilithium, un carburant nucléaire indispensable pour nos centrales orbitales à énergie. La caméra Mars Global Utopia (MGU) est un indicateur d’une très haute précision, ces données éviteront l’envoi d’équipes au sol lors des tempêtes de sables hélas trop courantes. La caméra fonctionne un peu comme un holo-viseur en parvenant à analyser des diagrammes fixes transposés en données analysables. MGU possède deux modes de fonctionnement :
Le premier mode lui permet de scanner en retouchant sur l’holo-viseur la surface de Mars retransmise à l’institut de recherche météorologique de New Chicago. Les détails sont digitalisés à 1,4 mètres d'envergure, avec un champ de 0,4°. L’hologramme est visible sans les nuages et autres éléments naturels parasites (un angle qui couvre 5 centimètres par pixel avec le mode amélioré cPart).
Le cPart est un système ingénieux de concentration des particules, les ingénieurs parviennent ainsi à augmenter la résolution. La première génération de caméra (GECA) ne permettait d’orienter la sonde pour pointer des zones en dehors du champ car il était trop oblique sur l’horizon pour donner des holo-graphes précis. Le système cPart (développée en 2603) est une émanation d’une technique ancestrale d’observation satellitaire ou le mouvement de rotation de la planète est compensé par la caméra nouvelle génération. La sonde reste plus longtemps sur la même zone (jusqu'à six cent fois) pour l’observer. La région à holo-graphier est l’œuvre de calculs précis, lorsque la caméra atteint sa cible, le résultat est clairement incroyable. L’hologramme est indubitablement moins bruité, sa résolution dans le sens nord-sud atteint 5 centimètres par pixel. Les hologrammes de MGU permettent le discernement précis de nombreux épiphénomènes météorologiques sans que les équipes d’exploration aillent vérifier sur le site leur dangerosité. La haute résolution permet d’analyser des rochers à la surface et même sur une profondeur de plusieurs centaines de mètres.
Le deuxième mode est un enregistrement grand-angle, avec un champ de 140° et une résolution de 1 280 m à 20 km/pixel. Les hologrammes obtenus seront analogues à des bulletins météorologiques standards des journaux holo-visés. Ces holo-types singuliers permettront de finaliser des animations pour suivre les tempêtes de sable, la formation des nuages et les changements de taille des calottes polaires. Les hologrammes enregistrés sont ceux du pôle nord de Mars. Les transcriptions sont ceux de l'été boréal. A cette époque, la calotte polaire diminue à cause de la chaleur du Soleil. Celle-ci est entourée par une bande de dunes de sable noir qui apparaît clairement sur les images de MGU.
Les images Mars Global Utopia (MGU) montrent que la plaine Utopia a subi des changements importants au cours des deux derniers siècles. Elle est principalement caractérisée par la présence de zones sombres et de zones claires. C'est le déplacement de sable par sédimentation des différentes tempêtes qui sont par la même occasion responsables du phénomène d’érosion. Une région sombre va doucement être recouverte par une couche de poussière et devenir brusquement plus claire. Inversement, une région avant calme va être balayée par des vents violents qui vont décaper la couche de poussière superficielle, laissant alors apparaître du sable noir. Il est évident que les changements n'ont heureusement pas une dimension planétaire. Toutes ses données sont précieuses pour l’implantation de nos futures cités.
La plaine Amazonis est destinée à l’édification de Delta City. Cette zone est caractérisée par son relief, qui est le plus plat de toute la planète. Plus à l’Ouest il y a les plaines d'Arcadia., des zones de l'hémisphère nord qui pourraient avoir accueilli il y a des milliards d'années un océan martien Valles Marineris. Les savants ne désespèrent pas de recréer un jour cet immense océan grâce à la glace importée graduellement du satellite de Jupiter : Europe. Le volcan Mont Olympus est étudié par les savants, il est recouvert de nuages. Son sommet dépasse de cette nébulosité. Les cumulus se forment lorsqu'une masse d'air rencontre un obstacle naturel important, s'élève et se refroidit, entraînant la condensation de la vapeur d'eau et l'apparition de cristaux de glace. Le volcan du Mont Olympus doit son ancien nom poétique (Nix Olympica) à ces nuages blancs qui le recouvrent périodiquement et qui lui donnaient un air de cime enneigée, aux yeux des premiers observateurs terrestres. La capacité de produire de la glace intéresse les savants qui étudient le mont Olympus avec intérêt.http://inlibroveritas.net/auteur6807.html
14:50 Publié dans le cycle des Nouvelles de Mars « Daily Red » | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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