05.04.2008

Le stratocommercial

Même loin de la Terre les centres commerciaux sont des lieux de vies indispensables aux humains... donc pourquoi ne pas en imaginer un itinérant...

rubrique : commerce et transport

Edition du 1er avril 2608.

Le « stratocommercial » survolera la ville de New Chicago le 15 avril prochain (date stellaire 10030 de l’année galactique en cours). Ce n’est pas un Hypermarché stratosphèrique ordinaire car il compte près d’un million de commerces répartis sur douze mille niveaux. Le « stratocommercial » sera en orbite quelques jours autour de « Galactic island » (qui vient de sortir de la quarantaine imposée à cause du virus terrien) avant de stationner pour six mois standard au-dessus de « New Chicago ». Le « stratocommercial » restera 6 mois au-dessus de chaque ville visitée pour inaugurer la nouvelle ère des « stratocommerciaux ». Les articles en vente sont nourrissants, et en libre-service, la fédération des magasins « hard-discount Martiens » proteste contre son stationnement au-dessus de « New Chicago » sans l’acquittement de la taxe locale. Le maire explique sa politique économique en évoquant le peu de choix d’articles des « Hard-discouneurs Martiens ». Le maire souhaite faire baisser les prix du transport du fret par la société « Marsa » trop prohibitif pour la ville.

e50b3ffd797f8fd89405081d70036696.jpg Le choix du « stratocommercial » est purement politique puisque, les élections approchant, le maire souhaite rassurer les citatins par une politique (je cite) « de libre marché Spatial en voie de développement. » Le « stratocommercial » est un prolongement sur plusieurs niveaux de l’ensemble des « hard-discount martiens », qui, les premiers, se sont installés dans les comptoirs Martiens. Le maire de « New Chicago » parle d’une nouvelle ère pour la population citadine et de ses environs. C’est le premier « stratocommercial » à aborder ainsi la planète Mars.

Sur terre ils sont nombreux à stationner en permanence au-dessus des grandes villes. Celui-ci a été commandé par le consortium « OCP » (Omni Cartel des Produits). Sa construction dans l’orbite terrestre a duré cinq ans, la société « Masa » l’un des actionnaires a financé le transport jusque Mars à l’aide de son cargo géant « Le Nostromo » piloté par le commandant « Ellen Ripley » qui a été la première femme à avoir lutté contre un Alien particulièrement dangereux. Le « stratocommercial » a été retrouvé dérivant dans l’espace, le « Nostromo » ayant été détruit pour une raison inconnue.

Le voile a été levé par la découverte des carnets de bord du commandant « Ellen Ripley » dont nous saluons le courage. Sa disparition ne signifie pas son décès car une des navettes de secours a été éjectée avant l’explosion du « Nostromo ». Cette suite d’évènements a retardé la mise en orbite au-dessus de « New Chicago » du « stratocommercial ». La ville, pour fêter l’évènement de l’ouverture, a décrété une journée chômée mais payée, les habitants sont en liesse et les demandes d’affrètement pour le « stratocommercial » redonnent du beaume au cœur à la société « Marsa » en difficulté financière à cause de la concurrence de « l’ascenseur spatial » (cf notre édtion du 20 mars 2068).

« L’USS Enterprise NCC-1701-B » qui fut mis en service en 2293 (date stellaire 9715) vient d’apparaître près des chantiers spatiaux de Mars. Nous rappellons qu’il avait mystérieusement disparu après une mission de deux ans afin de tester les hyper-propulseurs d’une conception révolutionnaire. La perte des milliards de « Néodollards » engloutis dans l’opération a vu la fin du projet de l’époque. En ce jour du 1 avril 2608 avec la réapparition du commandant « John Harriman », avec à la barre « Demora Sulu », fille « d’Hikaru Sulu », qui fut le premier pilote du premier Enterprise sous les ordres du « capitaine J.T.Kirk » remet au goût du jour le projet « Voyageur des Etoiles ». La planète Mars est légalement propriétaire du navire trouvé à la dérive dans son secteur galactique. La Terre, par l’intermédiaire de son embassadeur sur Mars, a vivement protesté et exige la restitution du navire d’exploration ainsi que son équipage retenu en quarantaine sur « Galactic Island ». « L’Entreprise-B » a une longueur de 467 mètres, soit quelque 150 mètres de plus que son prédécesseur, « l’USS Entreprise NCC-1701-A » de classe Constitution était muni lui de propulseurs ioniques. Le vaisseau inter-galactique suivait les grandes lignes architecturales des navires de l’époque (c'est-à-dire un module soucoupe de commandement, relié par une poutre dorsale à la coque technique).

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04.04.2008

Nouvelles de la Lune : bilan positif

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Une lueur d'espoir pour la Lune qui peut enfin espérer vivre de ses propres ressources ... Thomas Jefferson, le gouverneur de la Lune se montre optimiste quant à l'avenir de son satellite ... petit récapitulatif de l'économie sélénite ...

rubrique : économie

Edition du 11 avril 2608

Notre envoyé spécial sur la Lune nous informe que le gouvernement sélénien vient de signer un décret la déclarant « satellite autonome ». Le représentant de la Lune, Thomas Jefferson, a annoncé lors d'un communiqué de presse que la planète est désormais apte à subvenir à ses besoins primaires en plus de son approvisionnement énergétique possible grâce à l’exploitation de l’hélium-3 et l’énergie solaire .
Depuis des décennies, elle dépendait de la planète bleue pour ses ressources naturelles en eau, métaux et alimentation. Entièrement dépendante économiquement, le gouvernement sélénite avait signé un accord avec le gouvernement Terrien qui stipulait que la Terre assurerait les besoins primaires de la Lune à la condition de pouvoir placer ses chantiers d'astronefs sur le sol lunaire et de bénéficier des recherches avancées des séléniens dans le domaine de la construction astronautique. Cet accord en vigueur depuis le 08 avril 2398 vient d'être entériné.
De nouvelles stations alimentées par des panneaux solaires permettant l'extraction d'oxygène et d'hydrogène ont en effet été installées au pôle nord et au pôle sud. La société LUNARSAT filiale de la MARSA effectue les rotations nécessaires pour approvisionner en eau la lune. Des navires à propulsion nucléaire font les allers et retours vers Europe (un des satellites de Jupiter) pour en extraire la glace qu’ils transportent jusqu’à la Lune. C'est ainsi qu'elle peut subvenir à ses propres besoins grâce à une gigantesque réserve d'eau accumulée aux deux pôles. Selon les autorités sélénites cette source assurerait largement l'alimentation de l'ensemble de la population (estimée aujourd'hui à 1 250 354 habitants). En outre la production d'hydrogène et d'oxygène réduit les coûts d'exportation de ces deux gaz prohibitifs. La Lune peut par conséquent investir dans de nouvelles innovations technologiques.
Elle dispose en effet de nouveaux modules mis au point par l'ingénieur Tom Hoover qui abrite ses habitants pour un moindre coût sur le plan économique grâce à des procédés novateurs. Les dômes sont en partie enterrés dans le sol sélénite. Seul le toit dépasse, il est recouvert d'une structure métallique composée d'une couche épaisse de régolithe qui, nous vous le rappelons, constitue la croûte épaisse du sol lunaire. Cette mesure de sécurité permet de protéger les habitants des rayonnements solaires et des micro-météorites. Chaque module est relié par des couloirs permettant la communication d'une agglomération à l'autre. Pour assurer la sécurité des habitants, les sites énergétiques et de recyclage sont à distance suffisante des zones habitées. L'innovation sélénite réside dans la mise en place récente de dômes immenses pour accueillir la faune et la flore d'origine terrestre et l'installation de laboratoires sophistiqués. Pour rendre cette exportation possible, le gouvernement a dû payer une taxe aux terriens que les martiens jugent excessive. Ils estiment en effet que la planète bleue ne respecte pas le protocole des Planètes Unies visant à aider les colons en difficulté.
Ces nouveaux établissements implantés sur le sol sélénite sont pour le moment interdit au public, seuls y ont accès les chercheurs et les ingénieurs. Ce concept ouvre de nouvelles voies à nos voisins séléniens qui peuvent enfin obtenir leur autonomie en ne dépendant plus de la planète bleue. Il ne faut pas oublier que la difficulté de la Lune à produire ses propres ressources la lia longtemps dans une dépendance économique à la Terre qui profitait de cet accord pour faire pression sur elle. Mars s'est toujours opposé à l'annexion de la Lune à la Terre mais il faut bien reconnaître que les ressources terriennes sont pour l'instant indispensables à l'ensemble du système solaire. Le gouvernement martien a dans cette optique instauré un plan d'urgence pour aider les terriens à lutter contre l'étendue des zones mortes. (cf : article du 21 mars 2608) Nous espérons tous que la découverte d'exoplanètes par le navire Entreprise permettra la découverte de nouvelles ressources naturelles ...

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27.03.2008

Le rêve Mexicain

En ce jour de printemps la nuit tombe rapidement, une brise légère soulève du sol le sable qui vient se répandre devant un couple courant entre les carcasses de voitures rouillées. Le vent projette contre ces carcasses corrodées de petits cailloux. Le bruit des impacts se répercute à l’infini dans l’air, le cimetière de voitures en devient plus sinistre. La pluie se met à tomber sur eux et provoque sur le couple une angoisse indescriptible mais cela est également synonyme de protection car les chiens à leur poursuite auront du mal à renifler leur odeur. Douaine Everson tient la main de son épouse Débora pour la soutenir dans son effort de course. Leur passeur les a laissés tomber en empochant toutes leurs économies. Ils se sont retrouvés sans « Néodollard » sur cette berge déserte. Alors traverser le « Rio Bravo », même asséché, relève d’un exploit digne de figurer dans les annales. Le gouvernement offre de grosses primes aux miliciens pour qu’ils interceptent les clandestins traversant illégallement la frontière.

Une nuit n’est pas suffisante pour franchir ce lieu hautement gardé par les autorités mais le couple a une chance folle puisque il a traversé les zones dangereuses sans se faire repérer. Douaine se souvient de sa demande visa qui a été refusée. Le couple ne pourra pas faire une autre requête avant dix ans car le gouvernement restreint les nouvelles demandes d’autorisations d’entrées. Le tourisme est également réglementé car tous ceux de sa nationalité sont systématiquement parqués dans des « zones vacances » restreintes et sous bonne garde. Traverser la frontière est la seule solution pour trouver du travail et nourrir la famille restée dans la « Grande Ville du Sud». Débora est la première à craquer, elle se laisse tomber sur le sol en pleurant. Douaine s’approche pour la relever tout en lui parlant doucement.

— Il faut profiter de la nuit pour traverser et éviter les milices. Si jamais elles nous trouvent, elles nous abattront sans pitié car la récompense ne précise pas « mort ou vif », ils nous arracheront notre puce biométrique, le seul petit élément électronique qui enregistre toute activité biologique de notre corps. Un médecin n’a juste qu’à la lire pour faire un diagnostique en cas de maladie. Chaque puce est donc unique et ainsi prouvera notre arrestation. Ils laisseront ensuite aux chacals le soin de dévorer nos carcasses. Tu connais le sort qu’ils réservent aux femmes, ils t’enfermeront pour te violer et ensuite ils te laisseront devant « l’arbre de la liberté » si tu participes bien à ton viol ! Promets-moi de ne pas leur résister si jamais ils nous font prisonniers. Ta vie en dépendra et avec un peu de chance une ONG pourra te venir en aide. Quant à moi, je ne serai plus de ce monde !! Vite relève-toi vite !!

Débora soupire, son ventre lui fait mal, Douaine sort une gourde pour qu’elle boive une goutte. Il consulte son « Scanner brouilleur » attaché à son poignet, leur image thermique est invisible la nuit mais au petit jour, le scanner sera inefficace. Il s’essuie le front en soufflant.

— Je t’en prie, il faut que tu te relèves, nous ne pouvons pas rester immobiles sans risques. Le scanner nous protège mieux quand nous sommes en mouvement. Je peux prendre ton sac, mais je t’en supplie, relève-toi. Nous devons avoir traversé le « Rio Bravo » avant le jour.

Débora essuie son visage et boit un peu d’eau.

— Mais ne nous savons pas ce qu’il y a de l’autre côté, notre passeur nous a tout pris et s’est sauvé avec toutes nos économies. Que penses-tu faire sans argent une fois dans la « Ville Nouvelle », cet Eldorado rêvé de tous nos concitoyens ?

— J’ai mon cousin qui travaille de là-bas, il pourra nous héberger le temps que je trouve un emploi dans une centrale nucléaire, tu sais il y en a plein sur cette côte. Ils ne sont pas trop regardants pour embaucher du personnel à nettoyer les cuves. Bien sûr ils ont les robots mais ils coûtent chers à entretenir et nous sommes une main-d’œuvre bon marché. Ce n’est que provisoire. Avec l’argent gagné je pourrai devenir un petit artisan itinérant et ainsi légitimer notre statut. Une minorité de nos concitoyens au cours des « Années Noires » s’est installée dans la « Ville Nouvelle », seuls les plus riches pouvaient traverser sans risques. Les Mexicains se sont enrichis sur notre dos. Nous, les classes moyennes, nous ne pouvions pas partir faute de moyens, nous devions survivre et ce n’est que depuis deux ans que nous nous sommes rendues compte de la fin du grand rêve américain. Depuis que le Gouvernement Américain a fui au Mexique en nous laissant tous pourrir ici. Nous sommes à la merci de groupes armés, les USA ne sont plus les maîtres du monde !

Débora se relève en étreignant contre elle leur passeport biométrique, Douaine souffle et lui intime de jeter ces objets sans valeur. Il se souvient pourtant de leur fierté d’avoir ce passeport qui leur permet de voyager gratuitement dans le monde entier. C’était avant l’effrondement de l’économie américaine. Le couple habitait près de « Wall street » dans un appartement de haut Standig, Douaine était courtier en assurance. Ce « lundi noir » a vu toutes les bourses du monde s’effrondrer, seuls les pays émergeants ou pauvres ont survécu. Le Mexique est devenu la première puissance mondiale car les riches Américains se sont vite réfugiés dans ce pays. La majorité de la population ne s’est pas rendue compte tout de suite de l’ampleur des dégâts. Le « Rio Bravo » asséché fut envahi par une horde de population à la déroute et s’est vite transformé en cimetière de voitures. L’armée des Etats-Unis s’est raliée aux soldats du Mexique pour repousser dans la violence les émigrants. Des fortifications ont été construites pour pallier à l’invasion. Le gouvernement Mexicain est sans pitié avec les « illégaux ». Débora a encore la vision de « New York » transformée en un immense marécage où dans les immeubles à moitié écroulés, vit une population qui ne souhaite qu’une chose : devenir citoyen de la « Nouvelle Ville » du Nord.

Le couple parvient sur les berges du « Rio Bravo » côté Mexicain, ils soufflent en se disant qu’enfin ils vont pouvoir devenir de véritables citoyens. Douaine est si heureux qu’il ne sent pas son « scanner » se détacher de son poignet, l’homme marche en encourageant son épouse qui enfin sent l’espoir revenir. Son cousin l’attend de l’autre côté d’une colline, sur la route de la liberté. Douaine et Débora courent car les premiers rayons de l’aube illuminent leurs yeux habitués à la pénombre. Soudain deux projecteurs les éclairent, le couple tente d’échapper à cette investigation en se protégeant les yeux de la lueur vive. Rien n’y fait, les ricanements des miliciens les terrorisent. Douaine sort une arme car il sait quel sort leur est réservé. Une détonation retentit, Douaine tombe sur le sol, mortellement blessé. Débora lâche son sac pour lui venir en aide. Un des miliciens approche et l’emmène de force en lui tirant les cheveux. Débora continue d’hurler lorsque trois autres miliciens les rejoignent pour la violer.

Jhon est le cousin de Douaine, il l’a attendu jusqu’au petit matin, il roule doucement vers « l’arbre de la liberté », plusieurs fois il se fait arrêter pour un contrôle d’identité. Les soldats mexicains n’aiment pas les « Gringos citoyens» même s’ils roulent dans des poubelles. Un des policiers a frappé Jhon au visage pour lui apprendre à le regarder. L’homme n’a pas répondu et s’est contenté de lui donner 10 « Néodollard ». Quant il arrive devant l’arbre de la liberté le spectacle est bouleversant, aux branches sont accrochés les vêtements des femmes violées. Les miliciens montrent ainsi qu’ils sont sans pitié et que seules les femmes consentantes peuvent survivre. Mais à quel prix ! Jhon trouve Débora seule et dénudée à pleurer tout contre l’arbre en serrant contre elle le passeport de son époux tué.

Richard Gehenot

24.03.2008

Carnet d'Orient

Édition du 28 mars 2608... Rubrique : Sciences

Notre envoyé spécial sur Terre nous informe qu'une découverte surprenante vient d'être réalisée dans les sous-sols d'un ancien hôtel particulier Le Lion d'or de l'ancienne capitale française. Un coffret contenant des carnets de voyage du célèbre explorateur et écrivain musulman, Toneheg Drachir (1962-2051), mentionnerait des contrées encore inconnues au début du XXIème siècle. Cette étonnante découverte impressionne les historiens. Toneheg Drachir fait en effet allusion à une montagne « aux mille secrets », pour reprendre ses propres termes, qu'il aurait appelé la montagne « Enniroc » en hommage à sa charmante compagne de voyage qui le suivait dans toutes ses expéditions et qu'il considérait comme une collaboratrice hors du commun.c6f94a9c5bccc583dc70e65645bac835.jpg
Après avoir étudié minutieusement le contenu de ces textes, les spécialistes s'accordent pour affirmer que ces Carnets d'Orient sont bien plus que de simples récits de voyage. L'auteur nous délivre en effet des pensées très personnelles et dévoile un secret qui aurait révolutionné les terriens de cette époque s'ils en avaient eu connaissance. En sillonnant les chemins étranges de l'Arabie, Toneheg Drachir et Enniroc auraient découvert la transcription d'un message sur les parois d'une grotte qui les aurait conduits au sommet de la montagne aux mille secrets, l'unique lieu sur la planète bleue détenant la clé permettant de décoder un message crypté donnant accès à un « générateur d'hyperpropulsion. »
Alors que nous en sommes encore au stade expérimental des voyages spatio-temporels, un simple explorateur terrien aurait découvert ce que nous cherchons à réaliser depuis des siècles : générer une fenêtre pour déformer l'espace-temps conventionnel et créer une zone qui permettrait d'accéder à l'hyperespace. Une fois la fenêtre créée, nos vaisseaux spatiaux se faufileraient rapidement vers cette fenêtre grâce au générateur d'hyperpropulsion. Pour sortir de ce sous-espace il suffirait de produire une nouvelle fenêtre pour revenir dans un espace conventionnel.
Cette découverte est inespérée, elle représente la solution aux problèmes auxquels se heurtent nos ingénieurs depuis des décennies. Les autorités de New Chicago ont envoyé des explorateurs à la conquête de la montagne Enniroc, qui, selon les terriens, n'existerait plus ou serait le fruit de l'imagination de ce Toneheg Drachir. Cette thèse semble peu plausible, il semblerait que les terriens veuillent protéger leur patrimoine et garder cette découverte pour eux. En possession d'un générateur d'hyperpropulsion, ils seraient en mesure de traverser les couloirs du temps. Les autorités martiennes craignent qu'ils n'exploitent à de mauvaises fins ce petit bijou de la technologie.
Pour le moment nos explorateurs n'ont encore localisé aucune montagne en Arabie dans la zone décrite par Toneheg Drachir. Avec les importants changements climatiques de ces derniers siècles et le phénomène d'érosion sur certains continents de la planète bleue, il n'est pas exclu que la montagne d'Enniroc ait tout simplement disparue. Une telle perte serait déplorable ... nous attendons de plus amples informations de nos envoyés spéciaux ...

22.03.2008

Nouvelles de la Terre ... bilan catastrophique

Édition du 21 mars 2608 rubrique "environnement"



Notre envoyé spécial sur Terre nous rapporte de tristes nouvelles. La commission de la PMET (protection mondiale de l'environnement terrien) a dressé un constat austère des ressources maritimes planétaires. Cette dernière croit de moins en moins à un retour normal de la vie sur les continents ravagés par la pollution. La superficie des zones mortes a en effet continué à croître ces derniers siècles de façon dramatique. L'utilisation excessive d'engrais et de pesticides au XXI ème siècle, en particulier l'azote, a eu un effet catastrophique sur l’écosystème. La contamination des nutriments par les produits chimiques a provoqué l’accroissement de ces zones mortes durant plus de deux siècles. L'azote, s'est infiltré dans les sols et les rivières, pour rejoindre les mers ayant perdues leur source de vie. Certains pays utiliseraient encore de vieux modèles d’avions pour exporter leur production. Le carburant utilisé est du kérosène de synthèse hautement toxique pour l’environnement. La plupart des mégalopoles terrestres se sont dotés de dômes pour préserver les habitants de la toxicité de l’air. Les villes terriennes ressemblent étrangement aux zones Martiennes dont l’atmosphère n’est pas encore reconvertie à la vie.

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Les forêts et les prairies des XXIIème et XXIIIème siècles n'ont plus eu leur rôle protecteur d'absorption de l'azote, ayant été rayées de la surface de la Terre. Les Terriens ayant arrêté trop tard l’exploitation à tort et à travers des ressources de leur précieuse planète bleue. Les zones de forêts ravagées ainsi que les prairies sont devenues d'immenses déserts de sable. Mais le plus grave concerne le réchauffement planétaire, l’augmentation des précipitations et la hausse des températures influencent sur l’écosytème survivant. Contre ce phénomène naturel, l'humanité est impuissante, elle ne peut plus intervenir : le patrimoine génétique et écologique est définitivement perdu. Seule l'apparition de nouvelles espèces pionnières peuvent assurer la biodiversité mais le rythme saisonnier est si perturbé que pour le moment une telle chose n'est guère envisageable. fcc93b8454647a26025917e4dc27c067.jpg

Il s'avère aujourd'hui que 80% des océans et des mers sont des zones mortes dépourvues d'oxygène ce qui a eu pour conséquence la mort des espèces marines. Notre bonne vieille terre ne respire plus, elle se meurt, elle souffre des traumatismes que lui ont infligés les terriens ces derniers siècles et du dérèglement climatique.
Les ressources en eau de la Terre doivent être en permanence assainies pour assurer l'approvisionnement en eau des planètes voisines. Malheureusement ces techniques avancées de l'épuration des eaux demandent une source d'énergie bien trop importante. L'union des planètes unies envisage un rassemblement des représentants de chaque planète en juin prochain pour dresser de nouvelles mesures et envisager l'exploration de nouvelles planètes alimentées en eau.
Comme le disait si bien le Président Théodore Roosevelt au début du XX.siècle : « Il est temps pour nous en tant que Nation d’appliquer la même vision raisonnable de nos ressources naturelles que tout homme prudent devrait avoir …pour lui et pour ses enfants. »

Information de dernière minute : une île au milieu du pacifique vient d’émerger des flots à la suite d’un accident provoqué par l’explosion du « réacteur à fusion » d’une usine d’extraction d’eau de mer installé sur le plancher océanique. C’est la version officielle du gouvernement terrestre. La taille de l’île est gigantesque (deux fois la surface de l’Australie). Un phénomène étrange se déroule actuellement car un écosystème se développe à une vitesse extraordinaire. La conséquence de l’explosion est responsable de ce fait étrange. L’île du nom de « Génésis » a été mise en quarantaine après notre survol de ses côtes. La présence de grands Sauriens a été signalée par notre équipe et nous vous laissons découvrir une première photo. Notre caméraman a eu le temps de transférer les images avant d’être intercepté par un navire de guerre en orbite. L’île est définitivement interdite à l’exploration : l’ère des dinosaures serait-elle de retour sur Terre ?
Les terriens qui résident toujours sur Terre ne connaissent pas la douceur du printemps et de l'automne. Ils sont en permanence confrontés à la dure réalité du froid et de la canicule qui ravagent tout sur leur passage. Seuls des documents anciens gardés précieusement au Musée des Vestiges leur donnent une idée du cycle des saisons. Le printemps et l'automne y sont représentés et décrits comme étant la plus belle manifestation de la nature avec une belle palette de couleurs dans des tons très harmonieux, phénomène que les terriens n'ont pas connu depuis plus de deux siècles.
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Il s'avère aujourd'hui que 80% des océans et des mers sont des zones mortes dépourvues d'oxygène ce qui a eu pour conséquence la mort des espèces marines. Notre bonne vieille terre ne respire plus, elle se meurt, elle souffre des traumatismes que lui ont infligés les terriens ces derniers siècles et du dérèglement climatique.
Les ressources en eau de la Terre doivent être en permanence assainies pour assurer l'approvisionnement en eau des planètes voisines. Malheureusement ces techniques avancées de l'épuration des eaux demandent une source d'énergie bien trop importante. L'union des planètes unies envisage un rassemblement des représentants de chaque planète en juin prochain pour dresser de nouvelles mesures et envisager l'exploration de nouvelles planètes alimentées en eau.
Comme le disait si bien le Président Théodore Roosevelt au début du XX.siècle : « Il est temps pour nous en tant que Nation d’appliquer la même vision raisonnable de nos ressources naturelles que tout homme prudent devrait avoir …pour lui et pour ses enfants. »